Construction aéronautique, ferroviaire et navale

Les métiers et l'emploi dans la construction aéronautique, ferroviaire et navale

Publication : 26 octobre 2022

Travailler dans la construction aéronautique, ferroviaire et navale, c'est allier passion des airs, du rail et des mers et hautes qualifications techniques en matériaux, mécanique, électronique, informatique... Tour d'horizon des métiers.

Une chaîne de métiers

Qu'il s'agisse de construire un train, un bateau, un avion ou un satellite, la première étape, en recherche et développement puis en bureau d'études, consiste à dessiner les plans et à construire une maquette. Place aux dessinateurs, aérodynamiciens, ingénieurs en matériaux, en automatisme, en mécanique, en développement logiciel, en numérique, aux techniciens en électronique...

Vient ensuite le temps des tests (soufflerie, crash test...) et des homologations, qui fait intervenir des experts qualité, techniciens ou des pilotes d'essais.

Une fois le prototype (premier exemplaire) validé et opérationnel, la fabrication en série consiste à produire et à assembler l'engin mis au point. Carlingue, locomotive, moteur, ailes, pneumatiques, coques, équipements électriques et électroniques, ou encore aménagements intérieurs sont fabriqués par des équipementiers, puis acheminés sur le site de l'assemblier, avant la livraison finale aux clients. C'est là qu'entrent en jeu les ajusteurs-monteurs, les monteurs-câbleurs, les opérateurs sur machines à commande numérique, les techniciens et responsables méthodes et production... Chacun à son maillon intervient pour que la chaîne de production fabrique pièces et engins dans les délais et les coûts impartis, en respectant les normes réglementaires et les attentes du client.

L'implication du constructeur ne s'arrête pas le jour de la livraison du matériel commandé. Ils suivent leurs produits jusqu'à la date de leur mise hors service, avec des spécialistes support clients.

Aux différentes étapes interviennent des techniciens ou ingénieurs en qualité, logistique, achats et ventes. Leur rôle est notamment de garantir la conformité des produits et des procédures, d'assurer l'approvisionnement en pièces et matériaux, d'acheter les matières premières nécessaires à la construction et de vendre produits finis ou prestations.

Tous ces métiers sont amenés à évoluer au rythme des innovations technologiques.

Des secteurs secoués

Fortement concentrée, l'industrie aéronautique est dominée par quelques grands groupes. Maîtres d’œuvres, les avionneurs conçoivent et construisent des aéronefs civils et/ou militaires. Les motoristes fabriquent des moteurs pour avions, hélicoptères et engins spatiaux.

Ce marché est complété par des équipementiers, de tailles variables, chargés de fabriquer des sous-ensembles : aérostructures (fuselage, ailes...), systèmes électroniques de vols, sièges, etc. À cela s'ajoutent des fournisseurs de pièces ou de services spécifiques (ingénierie, maintenance, contrôle qualité). Enfin, les sociétés d'intérim fournissent la main-d’œuvre aux avionneurs, motoristes et équipementiers en fonction des besoins.

Au total, plus de 263 000 personnes travaillent pour l'industrie aéronautique et spatiale (équipementiers et fournisseurs inclus), dont 20 % en R & D (recherche et développement).

En 2022, la filière renoue avec la croissance, avec l’augmentation par exemple de la cadence de production chez Airbus des avions de la famille A320 neo qui passe à 60 appareils par mois. Cette cadence va même être portée à 75 avions par mois en 2025, soit une hausse de 25 %.

L’emploi suit et se caractérise par une forte reprise des embauches plus de 15 000. Ce qui se traduit par le recrutement de plus de 2 000 jeunes diplômés et d’environ 6 000 alternants de tous niveaux.

Le secteur de l’aéronautique fait l’objet d’un plan de de l’État pour soutenir la R & D en vue de développer des technologies pour construire l'avion de demain décarboné, digital et connecté. Ces avions plus verts pourront fonctionner avec plusieurs types de carburants (biocarburants, carburants alternatifs durables : biomasse, synthétique) ou à l’hydrogène. Un plan qui prévoit aussi la modernisation de l’appareil productif des constructeurs d’avions.

La filière de la construction ferroviaire (constructeurs de matériel roulant, équipementiers, industriels de la voie et de l’infrastructure) profite d’une programmation de grands chantiers de modernisation du parc ferroviaire au niveau national (trains, métros, tramways...) et international qui a relancé des commandes. Un secteur qui recrute des personnels qualifiés : ingénieurs et cadres techniques.

Renouvellement des flottes, nouvelles réglementations : sur le marché mondial de la construction navale, les carnets de commandes sont pleins. Les quelques 27 000 salariés des chantiers de construction français œuvrent sur des navires à forte valeur ajoutée : paquebots, transbordeurs à passagers, méthaniers... Le nombre de postes de cadres pour les métiers de la R & D, de la conception comme celui des techniciens en production, en maintenance devait évoluer à la hausse.

À lire aussi

Sur le web

Associations professionnelles

  • GIFAS (Groupement des Industries françaises aéronautiques et spatiales)
  • GICAN (Groupement des Industries de Construction et Activités navales)
  • FIF (Fédération des Industries ferroviaires)

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